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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:18

En Côtes d'Armor, on aime le cinéma, et on le montre ! Depuis quelques années, au milieu du printemps, une semaine marque le temps fort du cinéma dans le département: "Les Côtes-d'Armor fêtent le cinéma".

 

les_cotes_d_armor_fete_cinema_2012.jpg

Du 9 au 15 mai, un tarif unique de 3 € sera appliqué dans 13 cinémas du département (listés plus bas), ainsi que dans le circuit de cinéma itinérant Jean Boucheron.

 

Le Conseil Général, l'association Les Ecrans d'Armor et le collectif Cinéma 22 ont organisé cette manifestation qui se déroule dans les salles adhérant aux Ecrans d'Armor.

 

En plus de cette baisse de tarif propice aux découvertes cinématographiques sont également diffusés 6 courts-métrages en partie financés par le Conseil Général. Ils seront visibles au Champ-au-Roy à Guingamp le 10 mai et à l'espace Victor-Hugo de Ploufragan le 15mai.

 

cotes-d-armor-fetent-cinema-2.png

 

 

Je me suis déjà laissée tenter plusieurs fois par la programmation du Club 6 et du Cinéland ! Il y a de quoi satisfaire tous les goûts, difficile de faire la fine bouche devant ce mélange de films d'auteurs, de blockbusters, de films fantastiques, de films pour enfants, de drames...

Films français ou étrangers, toutes les séances sont bien à 3 € ! A ce tarif-là, je ne trouve pas d'argument pour ne pas y aller. Et ce n'est pas la météo du moment qui me dira le contraire !

 

On pourrait croire que les files d'attente sont démesurément longues, mais non, les Briochins n'ont pas tous réalisé que cette manifestation existait. Et pourtant, on en est quand même à la 12ème édition !

 

Personnellement j'ai déjà goûté au cinéma de Tim Burton et au cinéma anglais, cette semaine. Et vous ?

Vous n'êtes pas encore allés dans votre salle obscure préférée ? Courez-y !! Ca se termine le mardi 15 mai 2012...

 

 

Pour plus d'informations, rendez-vous sur ce site:

http://www.cotesdarmor.fr

 

 

Salles participant à l’opération :

- Dinan, Vers le Large

- Erquy, Armor Ciné

- Guingamp, Les Baladins

- Lannion, Les Baladins

- Paimpol, Breiz

- Perros-Guirec, Les Baladins

- Pléneuf-Val-André, La Rotonde

- Plestin-les-Grèves, Le Douron

- Quintin, Le Rochonen

- Saint-Brieuc, Club 6

- Saint-Quay-Portrieux, Arletty

- Saint-Cast-le-Guildo, Eden

- Trégueux, Cinéland

– Le circuit de cinéma itinérant Jean Boucheron.

 

 

Le programme du Club 6, le cinéma de ville et cinéma d'art et d'essai de Saint-Brieuc :

http://www.club6.fr/

 

Le programme du Cinéland, le grand complexe cinématographie de St-Brieuc:

http://www.cineland.fr/

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 13:46

A Saint-Brieuc, on a tellement de tout, qu'on a même une machine à remonter dans le temps! En 1962 exactement... Quelques explications ?

 

Du 17 au 25 février, une partie de la ville est en effervescence. La tornade "Babel Danse" est arrivée, et avec ce festival dédié à la danse, son lot d'animations diverses, d'ateliers pour danseurs débutants ou confirmés, de conférences, d'expositions, et de.... séances ciné!

 

babel_danse_2012.jpg

 

Le thème de 2012 étant les USA, l'association des "Fondus Déchaînés" -des férus de cinéma dont je reparlerai sans doute- a proposé un classique de la comédie américaine dansée: "West Side Story"!

WSS-affiche-2.jpg

19h45, la foule commence à s'amasser à l'entrée du Club 6. Tous ne viennent évidemment pas pour cette séance, mais j'espère que ce classique de 1962 va motiver de nombreux Briochins. Ca semble être le cas, car le nombre de places disponibles affiché sur l'écran diminue bien vite !

 

Quelques minutes plus tard, dans la salle, l'excitation est palpable. Je suis une des rares à ne j'amais avoir vu le film, apparemment, et les autres spectateurs ont vraiment hâte de se replonger dans l'univers de ce vieux film... Je connais déjà certains des refrains les plus connus et j'ai moi aussi très envie de les voir enfin sur grand écran, dans le cadre d'une histoire suivie ! Après tout, 10 oscars ne sauraient mentir !

 wss-tony-and-maria-poster.jpg

20h14, la salle s'est progressivement remplie, au point que plus une place n'est disponible! Les cinéphiles ont bien répondu présents... La danseuse et chorégraphe Leela Petronio, invitée d'honneur du festival Babel Danse, nous a rejoints dans la salle pour ce petit péché mignon cinématographique. Après son introduction, les discussions entre amis des "Fondus Déchaînés" s'arrêtent, les lumières s'éteignent, et le film va enfin démarrer. 

 

L'excitation laisse vite place à la frustration. Le générique me paraît long. Très long. Des extraits des musiques les plus connues passent sur une image fixe aux couleurs changeantes, et la taquinerie devient dure à supporter... Je veux pouvoir écouter ces chansons jusqu'au bout !

 

Et soudain, mes prières sont exaucées: les premiers décors arrivent, nous sommes plongés dans le New York des années 60, et les premiers jeunes membres de gangs apparaissent. 

Enfin, quand je dis "membres de gang", je devrais préciser qu'ils sont très gracieux, aiment faire des entrechats au milieu de la rue, et menacent leurs ennemis en claquant des doigts en rythme. Dis comme ça, c'est déjà moins effrayant.

 

WSS dancing Sharks

 

 

  WSS The Jets clicking

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'ailleurs, il m' a fallu un peu de temps avant de me mettre dans l'ambiance... En fin de compte, j'ai trouvé les premières minutes très comiques, et j'ai eu un peu de mal à oublier le mauvais maquillage, les décors en carton et les Portoricains qui n'avaient rien de latino (le générique de fin confirmera mes doutes).

 

Et puis, subrepticement, on se prend au jeu. La tension monte, on fait plus attention aux dialogues, les personnages prennent de l'épaisseur et on a envie d'en apprendre davantage sur leur vie de jeunes désoeuvrés et désargentés ou d'enfants d'immigrés portoricains.

wss-jets-in-the-street.jpg

 

Un surprenant dialogue entre pro- et anti- Etats-Unis s'engage d'ailleurs dans la chanson "I want to live in America", interprétée notamment par l'excellente Rita Moreno (au centre sur cette photo).

WSS Rita Moreno

 

Cette scène me semble très emblématique du film, car sous les couches superficielles enjouées, colorées, ryhtmées de ce numéro musical se trouve une réflexion, plus acerbe qu'on ne s'y attend, sur la condition des immigrants dans ce pays d'opportunités, sur les différences de traitement selon l'accent et la couleur de peau, sur les difficultés d'intégration. La fin de la chanson est presque douloureuse car on se rend compte qu'elle est universelle et toujours applicable dans de nombreuses sociétés, bien qu'elle ait été écrite il y a 50 ans déjà.

 

Heureusement, toutes les scènes n'ont pas le même effet, et le mélange savamment dosé fait passer le spectateur par toute une palette d'émotions au cours des deux heures de projection.

 

Après tout, il s'agit d'une adaptation de "Roméo et Juliette" de WIlliam Shakespeare ! Et quelle créativité dans l'adaptation ! Je ne vous dévoilerai pas ici les astuces de scénario, mais tout est très bien pensé. L'histoire d'amour centrale est innocente, touchante, et dramatique, comme il se doit.

 

wss-maria-and-tony.jpg

 

wss-tony-and-maria-boutique.jpg

 

             Tony et Maria, la scène du balcon.           Maria travaille dans une boutique de robes de mariées.


Au bout d'un moment, je réussis même à oublier les traits bien blancs de la 'portoricaine' Natalie Wood et son faux accent vraiment trop appuyé. Après tout, je ne ferais sûrement pas mieux, et sa voix est agréable sur les chansons allant avec le rôle de Maria.

 

Le film joue beaucoup sur les couleurs et les codes esthétiques pour passer d'une ambiance à une autre, et cela fonctionne.

wws-fight.jpg

                La deuxième moitié du film: les choses prennent une tournure beaucoup plus dramatique qu'au début.

 

L'angoisse monte doucement, on sent que des choses terribles se préparent, et quelques spectateurs (spectatrices ?) ont même poussé des cris de surprise ou d'horreur lors des scènes les plus tragiques. J'ai moi-même sursauté plus d'une fois, au grand dam de mes voisines, certainement.

 

Alors que j'y suis rentrée timidement et presque à contre-coeur, j'ai eu beaucoup de mal à sortir de la bulle de "West Side Story" et à quitter les rues newyorkaises pour retrouver les pavés briochins* (*NDLR: de Saint-Brieuc).

 

Depuis que je suis sortie de la séance, je me surprends à fredonner les airs les plus connus, qui ont définitivement été écrits pour rester en tête... Mais malgré cet effet secondaire, je vous encourage fortement à regarder ce classique qui, pour une fois, mérite largement sa réputation ! Merci à Babel Danse et aux Fondus Déchaînés pour m'avoir permis de vivre ces émotions en grand format !

 

 

L'association "Les Fondus Déchaînés" à Saint-Brieuc (aussi présents sur Facebook):

http://www.lesfondus.org/

 

Le site du festival "Babel Danse" à la MJC du Plateau, avec quelques courtes vidéos:

http://www.mjcduplateau.fr/v2/?p=1753

 

"Babel Danse" mentionné sur le site du Guide du Routard:

http://www.routard.com/guide_agenda_detail/10411/babel_danse_a_saint_brieuc.htm

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 16:58

Parce que l'offre de films sur Saint-Brieuc est plus variée qu'on ne pourrait le croire... Coup de projecteur sur un nouveau festival local !

 

Une nouvelle aventure cinématographique a démarré en ce début d’année 2012 : le lancement de la toute première semaine du cinéma italien, par l’association d’italianophiles « Sentieriatalia ». Je ne connaissais pas du tout cette association, et j’ai donc été d’autant plus étonnée de découvrir le programme ambitieux établi en collaboration avec le Club 6 : la diffusion de 4 films italiens en V.O. sous-titrée, à raison de 3 séances par jour, pendant une semaine, au cinéma du centre-ville (boulevard Clémenceau).

semaine-cine-italien.jpg

 

Les films choisis sont alléchants : une comédie dramatique de Fellini, un drame sorti en 2011, et deux documentaires décryptant la situation actuelle de l’Italie, l’influence de Berlusconi, la vie d’un gangster repenti…  Et chaque séance ne coûte que 5,50€ !

clap-cine.GIF 

L’association a également réussi à organiser quelques partenariats avec des restaurateurs locaux. Ainsi le restaurant Victor’Inn et la pizzeria Il Capri ont mis en place des offres spéciales avec repas italiens aux prix allégés, sur présentation d’un ticket de cinéma du festival. Le glacier italien Amici Miei (« Mes amis » en italien) a même proposé ses produits pendant les séances, afin que le dépaysement soit complet !

 

Le clou du spectacle est l’avant-première d’un film sortant au niveau national le 15 février 2012 : « Dix hivers à Venise », ou « Dieci inverni ». Cette séance sera la dernière de la semaine, et précédera un petit cocktail italien de clôture ainsi que la remise du prix du public briochin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’association a fait les choses en grand !

 

Malheureusement pour moi, le festival a eu lieu du 4 au 10 janvier, semaine un peu chargée, et je n’ai pu me libérer que pour l’avant-première du mardi 10.  Mais cela me semblait un choix d’autant plus judicieux, car à défaut de parler de l’ouverture du festival, je pouvais au moins parler de la soirée du clôture.

dieci-inverni.jpg

Hélas, c’était sans compter sur l’engouement impressionnant des Briochins pour le cinéma italien ! Je suis arrivée 20 minutes avant la séance et j’ai commencé à faire la queue en espérant avoir une place. Je me suis un peu inquiétée, car il y avait beaucoup plus de monde que ce à quoi je m’attendais ! J’aime beaucoup le Club 6, parce que je préfère les cinémas de quartiers proposant des films de qualité plutôt que les usines à cinéma (multiplexes) proposant encore et toujours les mêmes blockbusters, américains ou pas.  Et la foule y est généralement moins dense, ce qui m’assure de trouver de la place.

 

Mais cette fois, je ne m’y suis pas prise suffisamment à l’avance. Au bout de quelques minutes, je me suis rendue compte, comme beaucoup d’autres devant et derrière moi, que la salle était complète et que plus aucune place n’était disponible ! Il faut dire que la salle utilisée était la plus petite, n’offrant que 133 places si ma mémoire est correcte. Mais on peut difficilement blâmer le cinéma d’hésiter à prendre plus de risques. Un tel partenariat est déjà un beau geste de la part du Club 6.

club-6.jpg

Pour voir « Dix hivers à Venise », il faudra donc patienter jusqu’au 15 février !

 

Au moins cette visite au cinéma m’aura permis de me rendre compte de l’existence de l’association et de rencontrer quelques-uns de ses membres, d’ailleurs très sympathiques. Ils proposent beaucoup d’autres activités, je vous en ferai peut-être faire découvrir une bientôt !

sentier-italia-asso.png

Pour un avant-goût, visitez leur site web à l’adresse suivante : http://sentieritalia.wordpress.com/ .

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